Le COG au Sommet de l’agriculture biologique à Copenhague

Du 18 au 22 août 2025, Katie Fettes, directrice des politiques et de la recherche chez Canadian Organic Growers, s’est rendue à Copenhague, au Danemark, en compagnie d’Eva-Lena Lang, directrice générale d’Organic BC, et de Gillian Flies, directrice générale du New Farm Centre, pour participer au Sommet de l’agriculture biologique.

Organisé au Danemark dans le cadre de la présidence danoise du Conseil de l’Union européenne, le sommet a été co-organisé par un large éventail d’acteurs danois, dont Organic Denmark, en étroite collaboration avec le gouvernement danois. Il a réuni des décideurs politiques, des agriculteurs, des entreprises, des chercheurs et des leaders du secteur biologique du monde entier afin de partager des stratégies visant à développer l’agriculture biologique, à faire croître les marchés et à promouvoir la durabilité des systèmes alimentaires.

Le Danemark est largement reconnu comme un leader mondial dans le domaine de l’alimentation et de l’agriculture biologiques. Plus de 98 % des Danois reconnaissent le label « Danish Organic », et 65,5 % achètent des produits biologiques chaque semaine. Le sommet a été l’occasion de découvrir directement les politiques et les partenariats qui ont aidé le Danemark à bâtir l’un des secteurs de production et des marchés biologiques les plus solides au monde, notamment l’objectif du pays d’atteindre 25 % de terres agricoles biologiques d’ici 2030 dans le cadre des objectifs plus larges de l’UE.

Les sessions du sommet ont mis en avant le modèle danois, notamment une politique publique forte, l’engagement du commerce de détail et des partenariats, y compris la collaboration entre les organisations agricoles. Les leviers de réussite au Danemark offrent des pistes de réflexion pour le Canada, notamment :

Katie est également intervenue lors de la session intitulée « Politiques nationales et régionales visant à développer l’agriculture biologique et ses marchés », où elle a présenté ses travaux récents sur l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles et la création de coalitions dans le cadre de l’Alliance biologique canadienne, aux côtés d’intervenants venus de Tanzanie, du Danemark, des Pays-Bas et d’Écosse.

Katie Fettes (à la tribune) intervient aux côtés de (de gauche à droite) le Dr Nic Lampkin, chercheur à l’Institut Thünen ; Mwatima Juma, président du Mouvement pour l’agriculture biologique de Tanzanie (TOAM) ; Michael Wilde, fondateur de The Organic Embassy ; Paul Holmbeck, membre du Conseil mondial de l’IFOAM – Organics International ; David McKay, codirecteur de la Soil Association Scotland

Tout au long du sommet, les participants ont examiné l’évolution du mouvement biologique, notamment son alignement sur les approches régénératrices, agroécologiques et de souveraineté alimentaire, ainsi que les nouveaux travaux menés par le Sustainable Food Trust, l’IFOAM Organics Europe et d’autres organismes pour mesurer les résultats et les impacts. Des discussions ont également porté sur le nouvel accord tripartite vert du Danemark – un accord historique entre le gouvernement, les agriculteurs et les acteurs de la conservation visant à harmoniser l’utilisation des terres, la restauration de la nature et la production alimentaire.

Pendant son séjour au Danemark, la délégation canadienne a également visité une ferme biologique mixte multigénérationnelle, un détaillant de plus en plus engagé dans le bio (MENY Danmark), le plus grand établissement d’enseignement professionnel d’Europe du Nord dédié à l’hôtellerie et à la restauration, qui promeut une gastronomie biologique et durable (Hotel Og Restaurantskolen), ainsi qu’une cuisine publique préparant quotidiennement 6 000 repas scolaires frais avec 90 % d’ingrédients biologiques, dans le cadre de la politique d’approvisionnement public à 90 % biologique de Copenhague (EAT Copenhagen).

Comme l’a déclaré le ministre danois des Finances, Nicolai Wammen, en clôturant le Sommet sur l’agriculture biologique : « Nous considérons l’agriculture biologique comme bien plus qu’une simple méthode de production : il s’agit d’agir pour le bien public. Le monde a besoin de plus de produits biologiques ! »

Le Sommet a montré ce qu’il est possible de réaliser lorsque les gouvernements, les agriculteurs, les entreprises et les citoyens travaillent ensemble avec une vision à long terme. Le Canada dispose d’un potentiel considérable pour développer la production et les marchés biologiques dans le cadre d’un système alimentaire résilient, compétitif et régénérateur. Merci au Danemark pour son inspiration et son hospitalité !