Le secteur biologique salue les priorités formulées dans l’Énoncé de Halifax pour le prochain cadre stratégique agricole.

L’Alliance biologique canadienne appelle à une stratégie dédiée à l’alimentation et à l’agriculture biologiques afin de contribuer à la réalisation des objectifs du cadre.

HALIFAX, NOUVELLE-ÉCOSSE, 21 juillet 2026 – L’Alliance biologique canadienne (ABC) salue l’Énoncé de Halifax publié vendredi par les ministres de l’Agriculture fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada, qui définit les orientations du prochain cadre stratégique.

L’ABC se réjouit des priorités mises de l’avant dans l’Énoncé de Halifax. L’accent mis sur la compétitivité, le commerce, la science et l’innovation, la gestion proactive des risques et la résilience reflète bon nombre des défis et des opportunités auxquels sont confrontés les secteurs agricole et agroalimentaire canadiens, y compris le secteur biologique. Ensemble, ces priorités constituent une base solide pour bâtir un système alimentaire plus durable, plus flexible et plus prospère.

L’ABC est particulièrement heureuse que la résilience soit reconnue comme un domaine prioritaire en soi. Cependant, l’ABC maintient que la résilience devrait constituer l’objectif global du prochain cadre stratégique, et guider les investissements et la conception des programmes à travers l’ensemble des priorités de ce cadre.

L’agriculture et l’agroalimentaire biologiques offrent une solution stratégique et transversale pour promouvoir les priorités de l’Énoncé de Halifax. La production et la transformation des aliments biologiques renforcent la résilience du secteur agroalimentaire canadien en réduisant sa vulnérabilité face aux perturbations environnementales, économiques et commerciales. En soutenant la croissance du secteur biologique, le prochain cadre stratégique peut renforcer les capacités de production nationales, développer les systèmes alimentaires locaux et régionaux, encourager la diversification des marchés et maintenir l’accès aux marchés d’exportation à prime ajoutée, en s’appuyant sur les contributions actuelles du secteur à une économie alimentaire plus sûre, plus adaptable et plus compétitive, qui apporte de la valeur ajoutée aux agriculteurs, aux transformateurs, aux consommateurs et aux communautés rurales.

« Reconnaître la résilience comme une priorité est une étape importante, mais cela doit se traduire par un soutien concret aux agriculteurs », a déclaré Karen Murchison, directrice générale de Cultivons Biologique Canada. « Les agriculteurs biologiques utilisent déjà des systèmes de production qui renforcent la santé des sols, réduisent la dépendance aux intrants externes coûteux et améliorent la résilience agricole à long terme. Le prochain cadre stratégique devrait soutenir davantage les agriculteurs qui adoptent ces approches. »

L’ABC recommande que le prochain cadre stratégique inclue une stratégie dédiée à l’alimentation et à l’agriculture biologiques, en s’appuyant sur les priorités définies dans le Plan d’action biologique du secteur. Cette stratégie offrirait un mécanisme transversal permettant de faire progresser les quatre priorités de l’Énoncé de Halifax, grâce à des investissements dans le soutien à la conversion, en recherche, en services de vulgarisation et de conseil, en modernisation de la gestion des risques des entreprises agricoles, et dans le développement des marchés et la coordination sectorielle.

Le Canada doit également saisir l’opportunité d’accroître sa part du marché croissant du bio, tant au niveau national qu’international. Le marché biologique canadien dépasse les 11,88 milliards de dollars; pourtant, la production n’a pas suivi ce rythme de croissance et une grande partie des aliments biologiques consommés au Canada est importée. Des investissements stratégiques permettraient aux agriculteurs et entreprises canadiens de répondre à cette demande croissante tout en réduisant la dépendance aux importations.

« Le bio est à la fois une stratégie de croissance, une stratégie commerciale, et une stratégie économique pour le Canada », a déclaré Tia Loftsgard, directrice générale de l’Association pour le commerce biologique du Canada. « Le Canada disposant d’un système réglementaire fiable, des investissements stratégiques dans la production nationale, la transformation, l’information commerciale et le développement des exportations permettraient aux entreprises canadiennes de répondre davantage à la demande intérieure, de saisir de nouvelles opportunités à l’étranger et de renforcer le système alimentaire canadien face aux perturbations commerciales et des chaînes d’approvisionnement. »

« La résilience dépend de l’accès des agriculteurs à des recherches portant sur les systèmes écologiques à faibles intrants qu’ils mettent en place sous les conditions climatiques canadiennes », a déclaré Nicole Boudreau, directrice générale de la Fédération biologique du Canada. « Le Canada a besoin d’une approche stratégique nationale en matière de recherche en agriculture biologique, qui passe par des investissements soutenus dans le renforcement coordonné des capacités de recherche et dans la recherche à long terme sur le terrain des systèmes de production biologiques à faibles intrants. Ces investissements aideront les agriculteurs à améliorer leur rentabilité, à gérer les risques liés à la production et à développer des innovations qui profiteront à l’ensemble des agriculteurs canadiens. »

L’ABC reconnait la valorisation des systèmes d’assurance rigoureux, de la confiance du public et de la confiance du marché comme éléments clés d’un secteur agroalimentaire résilient. Le système d’assurance biologique établi au Canada offre une base solide pour faire progresser les priorités du prochain cadre stratégique. Le maintien et le renforcement de cette base nécessitent un financement intégral et permanent de la révision et la mise à jour des Normes biologiques canadiennes.

L’ABC exhorte les gouvernements à s’assurer que les engagements contenus dans l’Énoncé de Halifax se reflètent de manière cohérente dans la conception et la mise en œuvre du prochain cadre stratégique. Une stratégie dédiée à l’alimentation et à l’agriculture biologiques offrirait un mécanisme concret pour réaffirmer les quatre priorités de l’Énoncé de Halifax, grâce à la plateforme biologique existante, fondée sur des données probantes, qui génère des résultats économiques, environnementaux et sociaux tout au long de la chaîne de valeur agroalimentaire.

À propos de l’Alliance biologique canadienne

L’Alliance biologique canadienne réunit Cultivons Biologique Canada, la Fédération biologique du Canada et l’Association pour le commerce biologique du Canada afin de promouvoir un secteur de l’agriculture biologique et de l’alimentation biologiques résilient, compétitif et durable. Ensemble, ces organisations représentent des agriculteurs biologiques, des chercheurs, des transformateurs, des entreprises et d’autres partenaires sectoriels à travers le Canada.


Contacts presse:
Jenna Spencer
Director of Marketing and Communications
Canadian Organic Growers
jenna.spencer@cog.ca

Tia Loftsgard
Executive Director
Canada Organic Trade Association
tloftsgard@canada-organic.ca

Nicole Boudreau
Coordinator
Organic Federation of Canada
nicole.boudreau@organicfederation.ca

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